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Lumières d'Ailleurs Photographie de voyage

La France en images

Photographier une voiture de location en voyage : l'état des lieux en images

Avant de partir et au retour, une série de photos fait foi. Quelles vues, quelle lumière, quel ordre, pour une voiture louée pendant un voyage.

La France en images

Berline compacte blanche à l'arrêt sur un parking de location au lever du jour, flanc gauche entier dans la lumière rasante, ombres longues sur le bitume, cadrage de profil à quelques mètres

Louer une voiture fait partie de nombreux voyages photographiques : elle emmène au bon point de vue avant l'aube, elle attend sur un parking de départ de sentier, elle rentre le soir chargée de matériel. Elle est aussi un objet qu'il faut rendre dans l'état où on l'a reçue, et la meilleure preuve de cet état est une série de photographies. Bien faite, elle se prend en dix minutes, au départ comme au retour, et elle repose sur les mêmes principes que le reste de ce qu'on fait avec un appareil : une lumière choisie, des vues ordonnées, des détails nets.

Pourquoi photographier la voiture avant de partir ?

Le document remis à l'agence indique en général les dégâts déjà connus, mais il ne remplace pas ce que l'on voit soi-même au moment de prendre les clés. Une rayure sur un pare-chocs, un éclat sur un phare, une jante marquée peuvent n'y figurer qu'en partie. Une série d'images datées, prise sur place, établit l'état de départ de façon claire. Les smartphones enregistrent la date et l'heure de prise de vue dans les données de l'image : c'est un repère utile, qu'il suffit de ne pas effacer. Pour la logique générale d'un contrat de ce type, la page consacrée à la location de voiture rappelle le cadre commun de ces échanges.

La lumière du lieu de remise n'est pas choisie par le locataire. Un parking souterrain, une cour d'aéroport, un trottoir étroit : chaque endroit impose sa difficulté. L'objectif est donc de s'adapter, par la distance, la hauteur et l'orientation de l'appareil, plutôt que d'attendre une lumière idéale qui ne viendra pas.

Si un dégât apparaît pendant le séjour, l'atelier de carrosserie à La Ciotat et à Ceyreste chiffre gratuitement à partir de quelques photos de la voiture, ce qui montre l'intérêt d'avoir déjà une série propre.

Quel tour de voiture faire, dans quel ordre ?

Le tour complet suit toujours le même sens, pour ne rien oublier et pour que la série du retour soit comparable à celle du départ. Commencez par l'avant, puis tournez dans le sens des aiguilles d'une montre : face avant, flanc droit, arrière, flanc gauche, toit si l'on peut. À chaque côté, une vue large et, si un défaut est visible, un gros plan.

Placez-vous à trois ou quatre mètres du flanc pour avoir toute la voiture dans le cadre, l'appareil à hauteur de poitrine, bien droit. Une focale moyenne vaut mieux qu'un grand angle, qui déforme les extrémités et fait paraître les pare-chocs plus longs qu'ils ne sont. Le toit, que l'on oublie souvent, se photographie en montant sur un trottoir ou une marche, ou simplement en levant les bras : il peut présenter des éclats de grêle ou des traces de branches.

Quelle heure et quelle lumière pour que les défauts se voient ?

La lumière du début de matinée est la plus favorable : le soleil est bas, les flancs sont bien éclairés, et les creux portent une ombre fine qui les rend lisibles. C'est l'heure où l'on part de toute façon pour les paysages. Si la remise se fait en pleine journée, privilégiez l'ombre d'un bâtiment, qui évite les reflets blancs sur le toit et le capot, ou un coin couvert. Évitez de photographier la voiture en contre-jour : sa face disparaît dans l'ombre et les défauts avec elle.

Sous un ciel couvert, tout est plus calme, mais les creux sont plus difficiles à voir. Dans ce cas, une vue de biais, appareil à hauteur du défaut et presque à plat sur la surface, restitue le relief. Ces vues de biais, sous une lumière rasante, sont d'ailleurs celles que les ateliers de carrosserie demandent pour chiffrer sur images.

Gros plan sur une jante en aluminium d'une voiture, une éraflure claire sur le bord extérieur de la jante, le pneu noir au-dessous, lumière douce de côté
Les jantes se photographient de près : c'est là que les bordures laissent leurs marques.
Bas de caisse et angle de pare-chocs avant d'une voiture blanche vus en rasant depuis le sol, la lumière du matin souligne les moindres creux de la surface
Le bas de caisse et le coin du pare-chocs se lisent mieux à hauteur de genou, en rasant.

Quels détails photographier de près ?

Certaines zones concentrent les petits dégâts d'une voiture de ville ou de voyage. Les jantes arrivent en premier : un bord marqué par une bordure se voit en gros plan, avec une lumière latérale douce. Viennent ensuite les angles de pare-chocs, avant et arrière, qui frottent contre les murs et les poteaux, et les bas de porte, exposés aux caddies et aux portières voisines. Le pare-brise mérite une vue de près, car un impact de gravillon est minuscule et son extension, le lendemain, peut être discutée.

Terminez l'extérieur par une vue de la plaque et du compteur kilométrique, puis par l'intérieur : sièges, tapis, coffre. Une dernière image du niveau de carburant complète la série. Sur chaque image, évitez de mettre un doigt ou un chiffon qui cacherait l'endroit.

La série minimale pour une voiture louée

  • Les quatre côtés. Avant, flanc droit, arrière, flanc gauche, en vues larges et droites.
  • Les angles. Les quatre coins de pare-chocs, de biais, à hauteur de genou.
  • Les roues. Quatre jantes, de près, avec la bordure du pneu.
  • Le verre. Pare-brise et vitres, pour les impacts et les éclats.
  • L'intérieur. Sièges, tapis, coffre, compteur et niveau de carburant.

Que faire si un dégât apparaît pendant le voyage ?

Si un accrochage survient, la première chose est de prendre des images avant de déplacer la voiture, quand c'est possible et sans danger : la scène, la position des véhicules, puis le dégât lui-même. Le constat amiable reste le document qui fixe les circonstances entre conducteurs, et les photographies viennent le compléter. Gardez la même méthode que pour l'état des lieux de départ : ensemble, plan moyen, gros plan, biais rasant.

À la restitution, refaites exactement la série de départ, dans le même ordre et si possible à la même distance. La comparaison est ainsi immédiate, image par image, et vous n'avez pas à chercher dans votre téléphone quelle vue correspond à quel côté. Rangez les deux séries dans un même dossier daté, nommé par le lieu, et gardez-les le temps du dossier de location.

Une personne photographie avec son téléphone l'aile arrière d'une voiture garée dans une ruelle de ville portuaire, murs ocre et ciel bleu, la voiture vue de trois quarts arrière
Au retour, la même série se refait dans la lumière du lieu : une ruelle ombragée demande plus de prudence qu'un parking ouvert.

Que retenir de l'état des lieux photographique ?

Une voiture de location se photographie comme un lieu : avec une lumière choisie quand c'est possible, subie quand il le faut, et toujours avec un ordre. Un tour complet dans le même sens, des vues de biais pour les creux, des gros plans sur les jantes et les angles, une série du retour qui reprend celle du départ : ces habitudes tiennent en quelques minutes et épargnent bien des discussions. Elles ajoutent aussi une compétence à celles d'un photographe de voyage, celle de lire une surface par la lumière qui la touche.

À voir ensuite

Pour fixer le calendrier et les heures de prise de vue avant le départ, la page sur la préparation d'un voyage pour la lumière pose les questions dans l'ordre.

Pour lire un creux sur une carrosserie, la page sur le pare-chocs et la lumière rasante détaille les quatre vues utiles.

Et pour une route à suivre au volant, la page sur la première route photo au Japon montre comment se découpe une journée de trajet.